La science et Dieu : ces découvertes remettent-elles vraiment en cause nos certitudes ?

La science a-t-elle finalement percé le mystère du divin ? Entre images cosmiques époustouflantes, débats de fond et coups de gueule sur la compatibilité entre science et religion, la question n’a sans doute jamais été autant d’actualité ! Plongeons, sans perdre le nord (ni l’humour), dans un monde où relativité, Big Bang et foi se télescopent joyeusement.

La science au service de la quête du sens ? L’odyssée de l’Univers sous la loupe

Les découvertes de la relativité, de la mécanique quantique, de la complexité du vivant, de la mort thermique de l’Univers et, surtout, du Big Bang, suffisent-elles à convertir les sceptiques d’aujourd’hui ? Selon Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies, auteurs du livre Dieu, la science, les preuves, la réponse est claire : c’est oui. Pour eux, les avancées de la science moderne offrent des arguments qui font vaciller les certitudes des non-croyants.

La prochaine étape dans cette épopée scientifique ? Le lancement du télescope James-Webb. Ce joyau embarquera le 18 décembre prochain depuis Kourou et viendra se placer en orbite autour du Soleil à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Les auteurs n’attendent pas de ce remplaçant d’Hubble la révélation du visage cosmique de Dieu : « Ils le voient déjà ». Voilà qui évite bien des attentes interminables devant l’écran du prochain télescope spatial !

Images du passé : à la recherche du « visage de Dieu »

En 1992, un épisode marquant : George Smoot, prix Nobel d’astrophysique, photographie la première lumière cosmique, lorsque l’Univers faisait encore ses premiers gazouillis, 380 000 ans seulement après le Big Bang. L’image ? Un ovale bleuté, tacheté de safran et d’orange. Bouleversé, Smoot lâche cette phrase restée célèbre devant la Société américaine de physique : « C’est comme voir le visage de Dieu. »

  • Certains y voient un argument pour une présence transcendante.
  • D’autres, plus réservés, rappellent que la science décrit des phénomènes naturels, pas nécessairement des vérités surnaturelles.

Science et foi : un duo qui grince ?

Pas si vite : une voix critique s’élève. Selon une étude menée aux États-Unis, seuls 7 % des scientifiques seraient croyants. Et gare aux amalgames : des observateurs dénoncent une surinterprétation des découvertes de la physique théorique. À leurs yeux, la science et la religion sont « parfaitement incompatibles », chacun jouant sa partition sur des plans totalement distincts. Des recherches détaillées auraient d’ailleurs démontré que plus le niveau de croyance religieux est élevé, moins les connaissances scientifiques sont développées. Ambiance !

Alors, de grâce, évitons de « tout mélanger », s’exclame un lecteur à bout. Au menu : refus de l’approximation, rejet de la confusion, rappel que la nuance reste le meilleur allié de la discussion, même sous la lumière cosmique des anciens photons…

Au cœur du mystère : entre foi personnelle et limites de l’entendement

Mais reconnaissons-le, impossible de passer sous silence la question de la transcendance. À propos du suaire de Turin récemment re-daté, certains y voient une confirmation de son authenticité, le mystère restant entier. Mais alors, si Dieu devenait accessible par la science, il perdrait sa transcendance – et, pour beaucoup, ce n’est évidemment pas le cas ! La conviction que Dieu a voulu rendre le monde intelligible à l’homme, d’abord à travers les mathématiques – science transcendante par excellence –, puis les autres sciences expérimentales, prend chez d’autres une coloration spirituelle marquée.

  • L’homme est libre de croire ou non.
  • La compréhension ultime relèverait d’une expérience hors de portée, peut-être à révéler à la fin du monde.

D’ailleurs, certains objectent à ceux qui opposent la raison à la foi : si Dieu est véritablement créateur et omnipotent, changer quelques lois de la nature de temps en temps ne devrait pas trop lui poser de problème, non ? Quant à l’idée qu’avec la technologie l’humanité n’aurait plus besoin de Dieu, elle aussi est remise en cause : inventions fortuites, lois naturelles antérieures à la conscience humaine, et aveu d’humilité face à l’immensité du savoir, dans l’esprit d’Einstein, rappellent que la science ne répond pas à toutes les questions ni ne gomme le mystère.

Conclusion : La science fait avancer la connaissance, la foi guide la quête de sens… et le débat, lui, est loin d’être clos ! Un conseil, peut-être ? Garder le regard grand ouvert sur les révélations du ciel, mais également sur la complexité de l’âme humaine. Car rien n’interdit de naviguer entre le visible et l’invisible, à condition de ne pas confondre outils de mesure et chemins de foi…

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