Et si le bonheur, ce Graal insaisissable, était accessible à condition de chausser ses baskets trois petites heures par semaine ? Bonne nouvelle : la science déboulonne à coups de chiffres la légende du bonheur inné ou réservé aux lève-tôt zen !

Génétique, circonstances… et marge de manœuvre personnelle

Commençons par une révélation qui risque de vous faire lever le sourcil (et pas qu’un peu) : selon les psychologues, notre bien-être général est influencé par un « seuil de bonheur ». Nous flottons donc, la plupart du temps, en orbite autour de ce curseur intérieur. Les bonnes nouvelles nous propulsent un peu plus haut, les galères nous font redescendre, rien de bien sorcier jusqu’ici.

Mais ce seuil serait-il gravé dans le marbre génétique ? Eh bien, 50 % de notre plénitude seraient effectivement dus à nos gènes. Si vous avez grandi entouré d’amour, vous êtes même plus susceptible d’abriter un « cerveau heureux » (façon geek zen). La suite devient franchement excitante : d’après la Dr Sonja Lyubomirsky – une pointure dans l’étude du bonheur – nous pouvons ajuster, par nos choix et habitudes, jusqu’à 40 % de notre ressenti de bonheur ! Les 10 % restants sont liés aux circonstances : lieu de vie, finances, état matrimonial, santé, apparence…

Les ingrédients du bonheur selon la science (spoiler : c’est à portée de main)

Point de baguette magique ni de potion secrète : les chercheurs restent pragmatiques. « Les activités de bonheur ne surprendront personne », assure la Dr Lyubomirsky. Gratitude, pardon, qualité des relations, méditation, pleine conscience, savourer le moment… Ce sont là les supers pouvoirs du quotidien.

Le Dr Richard Davidson renchérit après avoir observé les cerveaux de moines bouddhistes : leur bonheur est « hors norme »… parce qu’ils entraînent leur cerveau à cultiver des émotions positives. Il en conclut que notre cerveau attend juste d’être transformé et que nous pouvons tous en prendre la responsabilité. À méditer sérieusement !

  • Partage et générosité boostent le bonheur. Une étude de 2017 (Nature communications) démontre que donner de l’argent rend plus heureux que d’en recevoir. Les cerveaux de ceux qui avaient fait don de 100 dollars étaient nettement plus actifs dans les zones associées à la joie !
  • Le matérialisme, lui, plombe l’ambiance : plus on valorise les possessions, moins on est heureux.
  • Les repas partagés sont également déterminants. 67 % des couples qui mangent ensemble se déclarent très heureux, contre 58 % pour ceux qui dînent séparément (Université de Lincoln). Manger seul fait baisser le score de bonheur de presque 8 points sur 100… À bon entendeur !

Nature, animaux… et l’effet magique du sport régulier

Le bonheur n’est pas qu’une question d’intériorité ou de bonnes intentions. Les scientifiques s’accordent : le cadre de vie compte. Si votre quartier fleurit, le taux de sentiments dépressifs baisse de plus de 40 %. Se promener dans les parcs ? Les tweets l’expriment tous : c’est la joie assurée ! Respirer au grand air fait aussi chuter les taux de stress (cortisol et alpha-amylase). À tester dès demain dans le square du coin, promesse d’humanité !

Amoureux des chiens, réjouissez-vous : 36 % des personnes vivant avec un chien se disent « très heureuses » (contre 32 % pour les autres). Chien rime avec relations sociales, lutte contre la solitude, réduction du stress… et coup de pouce sportif naturel, évidemment.

Mais la star absolue, c’est l’activité physique régulière. Même les plus allergiques n’ont plus d’excuse ! Selon l’université du Michigan, dix minutes de sport par jour suffisent pour augmenter son bonheur. Plus précisément, l’effet est progressif :

  • 1h40 de sport/semaine : +20 % de chance d’être heureux
  • 3h de sport/semaine (soit 25 minutes/jour !) : +52 % de probabilité d’atteindre les sommets du bonheur

Pourquoi ? Merci endorphines et sérotonine ! Ajoutez à cela une meilleure estime de soi et l’aspect social du sport. Attention, l’effet est lié à la régularité, donc pas question de ne s’y mettre qu’aux grandes vacances.

Pièges à éviter pour une vie plus joyeuse

D’un autre côté, prudence avec les écrans et réseaux sociaux ! Une vaste étude américaine révèle un lien direct entre le temps passé devant l’écran et une chute du sentiment de bonheur, surtout chez les plus jeunes. Moins d’une heure de smartphone par jour : c’est la recette du bonheur chez les ados. Les réseaux grignotent aussi la confiance en soi et augmentent les risques de déprime, ce serait dommage de louper le coach sportif pour une notification, non ?

En conclusion, le bonheur ne dépend donc ni d’un patrimoine génétique en or ni d’un compte Instagram bien fourni. Trois heures d’activité physique par semaine, des moments partagés, de la générosité, un peu de verdure et beaucoup de simplicité… C’est scientifiquement prouvé : la route du bonheur ressemble étrangement à un petit sentier qu’il suffit de parcourir chaque jour, baskets aux pieds et sourire aux lèvres. Prêts à tester la formule du +52 % ?

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