Rare, déroutant, et presque invraisemblable : début 2021, un bébé du Brésil a vu le jour avec ce que les médecins ont décrit comme une véritable queue humaine de 12 centimètres, provoquant autant l’étonnement que la curiosité au sein de la communauté médicale. Plongée dans le quotidien (inhabituel) d’un nouveau-né qui a bouleversé la routine du service maternité, et qui nous offre une formidable leçon sur les mystères du développement humain.

Une naissance plus qu’atypique à Fortaleza

La scène se déroule au début de l’année 2021, à l’hôpital pour enfants Albert Sabin, dans la ville de Fortaleza, au Brésil. À la naissance, les praticiens découvrent chez un petit garçon une excroissance étonnante : une queue d’environ 12 centimètres de long, implantée au-dessus de sa fesse gauche, et qui se termine par une boule de 4 centimètres de diamètre. Voilà de quoi laisser sans voix même le pédiatre le plus expérimenté – ou du moins lui donner matière à raconter une sacrée anecdote à la pause café !

Pour la science, ce phénomène a été immédiatement qualifié de « vraie queue humaine » (« true human tail ») par les scientifiques, pointant le caractère exceptionnel de cette anomalie. L’information n’a évidemment pas tardé à circuler parmi la communauté médicale internationale, et le cas a été signalé dans le Journal of Pediatric Surgery Case Reports.

Un retour (éphémère) à nos racines évolutives ?

Mais d’où peut donc venir une queue chez l’humain ? Loin d’un coup du sort malicieux ou d’une mutation façon super-héros, la réponse se trouve dans notre développement embryonnaire, cette grande aventure que nous avons tous traversée.

  • Lors de la gestation, tous les fœtus humains fabriquent une petite queue entre la quatrième et la sixième semaine. Ce détail (qui fait sourire quand on l’apprend) fait intégralement partie du processus normal de formation du corps humain !
  • En temps normal, cette excroissance disparaît toute seule à la huitième semaine grâce au travail de petits nettoyeurs cellulaires appelés macrophages. Mais dans de très rares exceptions, la nature décide de jouer les prolongations, et la queue persiste jusqu’à la naissance.

Attention, pas de confusion avec le règne animal

Cela étant dit, inutile de s’imaginer une queue de singe bien articulée ou un appendice digne d’un félin. Les médecins qui se sont occupés du petit Brésilien l’expliquent sans ambiguïté : rien à voir avec la queue d’un animal.

La « queue » du nourrisson était composée uniquement de peau, de tissus adipeux (la fameuse graisse), de nerfs, et de vaisseaux sanguins. On notera l’absence complète d’os ou de cartilage. On est donc très loin d’une extension préhensile ou d’une option évolutive non activée. L’apparence, si insolite soit-elle, est ici ni plus ni moins qu’une anomalie congénitale, rare et fascinante.

Un cas presque unique… et une issue heureuse

Rappelons combien cet événement est exceptionnel : depuis que la science s’en mêle, environ une quarantaine de cas seulement ont été rapportés dans le monde. Autant dire une aiguille dans une meule de foin, à l’échelle de la population mondiale !

La suite de l’histoire est heureusement positive. Les médecins de l’hôpital Albert Sabin ont mené à bien l’opération chirurgicale destinée à retirer l’excroissance. Tout s’est déroulé sans accroc, et l’analyse a confirmé la nature bénigne de la queue (ni tissus suspects, ni surprise désagréable).

Aujourd’hui, le petit garçon se porte comme un charme, ne souffrant d’aucune autre malformation. Une belle issue à cette drôle de page médicale, qui aurait eu sa place dans une encyclopédie des bizarreries du vivant, mais qui rappelle aussi la résilience et l’étonnante diversité du corps humain.

  • Naissance au Brésil en 2021 d’un nourrisson avec une queue de 12 cm
  • Appendice constitué de tissus mous, sans os ni cartilage
  • Anomalie congénitale ultrarare (une quarantaine de cas répertoriés)
  • Opération réussie, enfant aujourd’hui en bonne santé

Conclusion : Les mystères de la biologie humaine continuent de défier nos certitudes et de nous rappeler à quel point la « normale » n’est parfois qu’une moyenne… Étonnant, non ? Si la curiosité scientifique vous titille, dites-vous que même lorsque la nature improvise, la médecine est toujours là pour remettre les compteurs à zéro… ou presque.

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