Ni test ni étiquette : 7 signes surprenants révèlent si vous êtes surdoué

Vous avez l’impression de ne rentrer dans aucune case, d’être un moulin à questions ambulant ou vous vous êtes déjà demandé pourquoi votre cerveau semble sans cesse en surchauffe ? Bonne nouvelle, vous n’êtes pas seul(e) ! À l’heure où la série HPI et l’irrésistible Audrey Fleurot ont propulsé le phénomène des hauts potentiels sur le devant de la scène, il est temps de revenir sur ce qui caractérise vraiment les surdoués. Car non, il n’existe pas de portrait-robot du « haut potentiel », mais il y a des signes qui ne trompent pas (et pas besoin de Q.I pour les repérer…)

1. L’appétit d’en savoir toujours plus (ou la soif insatiable du savoir)

Les surdoués, explique Monique de Kermadec, psychologue clinicienne et psychanalyste, veulent des réponses argumentées, qu’elles soient les plus justes possible : pas question de se contenter de survoler un sujet, même superficiel, ils creusent, étudient, interrogent… Parfois pendant des heures, voire des jours. « Ils ont des passions, pas une seule, et l’implication est très forte, plus que la moyenne », note la docteure en psychologie Béatrice Millêtre. Du coup, quand ils sont passionnés, c’est intense… et multiple !

  • Passions multiples menées à fond
  • Besoin irrépressible de tout comprendre
  • Questionnements interminables

2. Une pensée en arborescence (et le cerveau façon sapin de Noël…)

Chez Théo Bertrand, diagnostiqué surdoué à 14 ans, il y a de quoi s’y perdre : « C’est un peu le bordel parce que tout s’allume en même temps, beaucoup d’infos plus ou moins pertinentes arrivent. » Cette pensée en arborescence, selon Monique de Kermadec, fonctionne par associations et analogies : une question mène à une autre, puis encore une autre. Résultat : ça fuse !

  • Associations d’idées permanentes
  • Difficulté à canaliser l’afflux d’informations
  • Solution trouvée par « fulgurance » mais difficulté à l’expliquer

En maths, là où l’on exige de développer chaque étape, ça coince. Le raisonnement saute parfois l’explication logique classique. La fin… c’est le début !

3. Une mémoire et une compréhension éclair

Ce qui distingue vraiment un surdoué ? Pas toujours une mémoire d’éléphant, mais surtout une vitesse de compréhension. Ils captent très vite l’essence d’un sujet, ce qui les rend sensibles à l’ennui scolaire : la répétition, ce n’est pas pour eux. Théo Bertrand se souvient : « Lors des autres répétitions, je tournais en rond, parce que j’avais déjà saisi le truc. » À cela s’ajoute un talent particulier pour jongler avec des informations sensorielles et conceptuelles, même si certains restent très scolaires.

4. L’intensité émotionnelle et la hypersensibilité… vraiment plus fort !

Violaine Carli, psychologue clinicienne, insiste sur l’hypersensibilité des surdoués. Pour Monique de Kermadec, l’intensité fait partie intégrante de leur fonctionnement. B. Millêtre renchérit : plus stimulables, ils réagissent très fort à un stimulus, même minime, là où d’autres ne remarquent rien. Le tout, accentué par une grande empathie, parfois jusqu’à être une véritable « éponge émotionnelle ». L’aversion à l’injustice est aussi très marquée : Théo admet qu’il se faisait sortir de cours plus pour ses indignations que pour du bavardage classique… On ne lutte pas contre la passion et l’instinct.

  • Émotions intenses et réactions fortes
  • Hyper-empathie, ressenti aigu de l’injustice
  • Grande intelligence émotionnelle et sociale (à condition d’être bien dans ses baskets !)

Se connaître pour dépasser les clichés : peu importe l’étiquette

Être surdoué n’est pas synonyme d’être incompris ni condamné à se sentir à côté du monde. Monique de Kermadec l’assure : le sentiment de différence négative dépend en grande partie du regard de l’entourage. Béatrice Millêtre insiste : « Ceux qui vont bien savent qu’ils fonctionnent différemment et ont appris à faire avec. » Il ne s’agit pas de mettre les hauts potentiels dans une boîte de conserve, mais de s’entourer des bonnes personnes et de cultiver la connaissance de soi.

Enfin, quid du test de Q.I ? Pour Monique de Kermadec, il n’est utile que s’il permet un meilleur accompagnement. Vouloir se connaître, c’est une mission positive, pas un prétexte à l’autocollant sur le front. Violaine Carli rappelle l’essentiel : « Ne pas savoir qui l’on est, se forcer à s’adapter sans savoir pourquoi peut créer un sentiment de décalage et de défaillance. » Se comprendre, c’est le début d’un vrai mieux-être.

À retenir : nul besoin de chiffres ou d’étiquettes pour reconnaître son haut potentiel. Les signes sont là, parfois bruyants, parfois subtils. Il suffit de prêter attention… et pourquoi pas d’en discuter avec un professionnel ?

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