Peut-on vraiment acheter son bonheur ? Si la question trotte dans la tête des philosophes depuis des siècles, une récente étude vient mettre tout le monde d’accord (ou presque) : le bonheur aurait en fait un prix, et pas n’importe lequel. Oubliez le Loto, c’est du côté d’un salaire « juste » qu’il faudrait regarder. Prêts à compter vos euros… ou à remettre votre banquier à sa place ? On fait le point avec chiffres et vérité, et promis, la quête du Graal n’aura jamais été aussi concrète.
Le bonheur : beaucoup de questions, quelques réponses (et un peu d’argent)
Le bonheur, vaste concept sans cesse questionné, reste aussi insaisissable qu’une tartine qui ne tombe jamais du bon côté. Subjectif et propre à chacun, il a alimenté des débats et suscité mille réponses aussi variées que les parfums de glace. Parmi les sources régulièrement identifiées au fil des années par les intellectuels, on retrouve :
- Un entourage bienveillant (papa/maman, amis, voisins qui disent bonjour… tous dans le même panier)
- Du temps libre pour se développer personnellement (dites adieu à la réunion du lundi matin…)
- Des traits de personnalité favorables au bien-être
- Et bien sûr, l’argent (ne jouons pas les surpris)
Mais que cache réellement ce rapport entre richesse et joie de vivre ?
« L’argent ne fait pas le bonheur »… Vraiment ?
Ah, le fameux adage qui traîne dans les conversations et sur les mugs : « l’argent ne fait pas le bonheur ». Pourtant, nombreuses sont les études, réalisées dans nos sociétés contemporaines, qui ont tenté de trouver un lien entre richesse et bien-être. Et le verdict est sans appel : oui, il existe bel et bien une corrélation évidente entre argent et bonheur. Comme quoi, même les proverbes peuvent se faire remonter les bretelles par les chiffres.
Une étude récente menée par Raisin UK et relayée par la presse féminine est même allée plus loin. Elle a osé quantifier le montant d’argent idéal pour atteindre ce fameux bonheur : 70 000 euros par an, soit 5800 euros nets par mois. Ni plus, ni moins. Cette enquête, réalisée dans près d’une vingtaine de pays (dont la France, le Luxembourg, la Suède ou l’Italie) n’a pas peur des chiffres ronds !
Pourquoi 70 000 (et pas 700 000) ? Quand trop d’argent nuit à la joie
Ce montant de 70 000 euros par an, ce n’est pas un chiffre sorti d’un chapeau. Plusieurs études complémentaires ont montré que ceux qui dépassaient cette barre magique – jusqu’à 75 000 euros par an – avaient tendance à être… plus tristes. La raison ? Plus de salaire ne rime pas avec plus de détente : un job trop prenant, du stress à gogo et une dose conséquente de temps accaparé viennent souvent ternir ce gain pécuniaire.
Ainsi, au-delà d’un certain seuil, l’argent cesse d’apporter du bonheur et commence à coûter en bien-être. On dit merci à la pression professionnelle et aux nuits blanches à penser aux dossiers du lendemain !
Ce que permet vraiment l’argent : indépendance, liberté, santé
Attention cependant à ne pas tomber dans le piège : ce n’est pas l’argent en soi qui rend heureux, mais bel et bien ce à quoi il donne accès. Dans un monde où tout (ou presque) se monnaye, il est devenu quasi indispensable pour accéder aux piliers du bien-être.
D’après l’auteur Rainer Zitelmann, l’argent permet :
- De toucher à l’indépendance/la liberté (liberté chérie, mais pas gratuite)
- D’assurer une bonne santé (parce que même dans les meilleurs systèmes sociaux, la santé coûte…)
Qui dit indépendance, dit possibilité de vivre comme on l’entend. Mais, rappel utile, la liberté se paie (certains se contentent d’une caution en prison, d’autres d’un abonnement à la salle de sport). Idem pour la santé : même en Europe, nos corps et nos esprits sont parfois tributaires de ce que peuvent offrir nos portefeuilles. Le philosophe Johann Wolfgang von Goethe était d’ailleurs lucide sur le sujet : « être en bonne santé sans être riche, c’est être à demi malade. » À méditer pour votre prochaine pause café.
Conclusion : 70 000, le chiffre du bonheur ?
Finalement, viser le bonheur, ce n’est ni tout sacrifier pour « plus », ni se contenter de « moins » par dépit. L’étude le montre : il existe un équilibre subtil, et la frontière se situe (en tout cas statistiquement) autour de 70 000 euros annuels. De quoi s’offrir la liberté, la santé et un peu de sérénité… sans vendre son âme (ni ses soirées) au bureau. Alors, la prochaine fois qu’on vous dira que l’argent ne fait pas le bonheur, offrez-leur un sourire – ou une calculette !













