80 ans enfouis : ce petit-fils découvre enfin le trésor caché de sa famille

Certains rêvent de retrouver un vieux coffre rempli de pièces d’or au fond du jardin. Pour Jan Glazewski, ce fantasme un brin enfantin s’est transformé en bouleversante réalité, 80 ans après que sa famille a enfoui un trésor pour le protéger de la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. Plongez dans cette aventure hors du commun, où souvenirs et quêtes familiales s’entremêlent sur fond d’Histoire tourmentée.

Une famille face à l’incertitude : l’enterrement du trésor

En septembre 1939, alors que la Seconde Guerre mondiale bouleverse l’Europe, la famille Glazewski prend une décision lourde de sens. Craignant l’imminente invasion russe dans l’est de la Pologne, non loin de la ville de Lviv (aujourd’hui en Ukraine), ils enterrent leur argent et divers objets de valeur. Cette cachette soigneusement choisie, à l’abri des regards et des malheurs à venir, symbolise un acte de protection autant qu’un espoir de lendemains meilleurs. Pourtant, entre l’Histoire et ses caprices, la famille Glazewski ne remettra jamais les pieds sur les terres du manoir où ce trésor a été dissimulé… Jusqu’à ce qu’un petit-fils, persévérant, décide de remonter le fil du passé.

L’aventure moderne de Jan Glazewski : la carte et la persévérance

Le temps a filé, les frontières ont bougé, mais la mémoire familiale, elle, ne s’efface jamais vraiment. Âgé de 69 ans, Jan Glazewski, petit-fils d’Adams – le chef de la famille lors de l’exil –, fait appel à son propre père. Avec patience et minutie, il lui demande une carte dessinée de mémoire, 50 ans après le départ précipité. Paris risqué ? Certainement. Mais c’est là tout le sel de l’histoire !

La carte, obtenue avec quelques instructions précieuses, regorge de détails :

  • Emplacement de l’ancien manoir familial, détruit par les Russes, dont ne subsistent que les fondations.
  • Ligne pointillée traversant ce qui était alors un champ cultivé — devenu aujourd’hui une rude broussaille.
  • Instructions claires : marcher 100 mètres, descendre une pente… et garder l’œil ouvert !

Suivant ce parcours presque initiatique à travers la végétation et la mémoire familiale, Jan parvient à l’orée d’une forêt. C’est ici, à l’entrée du bois, que les ancêtres ont scellé leur secret. On s’éloigne ici de la simple chasse au trésor façon jeu vidéo : ici, on manie détecteur de métaux et souvenirs d’enfance, un cocktail qui mettrait des papillons dans le ventre de n’importe qui.

Émotions retrouvées et héritage familial

La fouille méthodique porte ses fruits : Jan met enfin la main sur le fameux trésor, vieux de huit décennies. Ce qu’il découvre va au-delà du matériel :

  • Parmi les trouvailles, une boîte à bijoux ayant appartenu à sa mère, disparue alors qu’il n’avait que sept ans ;
  • Une cuillère de baptême gravée ;
  • Différents artefacts familiaux, témoins silencieux d’une époque et d’une filiation précieuse.

Le tout est estimé à plusieurs milliers de dollars, mais peut-on vraiment chiffrer la valeur d’un tel retour aux sources ? Pour Jan, l’essentiel se situe ailleurs. « J’étais là, touchant les objets que ma mère avait rangés 80 ans auparavant. C’était très émouvant pour moi, » avoue-t-il avec authenticité. « C’est une sorte de réalisation de rêve de vie, en tant que petit garçon, de trouver le trésor. Mais plus important encore, cela répond à une directive de mon père. Cela m’a donné un grand sentiment de satisfaction. Je marche plus grand, je suis plus confiant. » Il n’en fallait pas plus pour se sentir pousser des ailes (et peut-être envisager une deuxième jeunesse dans l’exploration, qui sait ?).

Prolonger la mémoire : un trésor au service du souvenir

Après cette inoubliable aventure, Jan exprime le souhait que certains objets du butin familial soient exposés. Ainsi, le cercle sera bouclé, l’histoire familiale offerte au regard du monde, et la mémoire de la famille Glazewski honorée pour les générations à venir.

À travers ce périple hors du temps, c’est une leçon universelle qui nous est soufflée : celle de la transmission, du devoir de mémoire et du lien indestructible qui unit les générations. Alors, avant de jeter votre prochaine carte griffonnée, ou de négliger les récits de vos aînés, souvenez-vous : parfois, il suffit d’un plan, d’un secret de famille… et d’un brin de courage, pour déterrer les plus précieux des trésors !

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